( 21 janvier, 2016 )

La vie avec une mère toxique

Aussi loin que je me souvienne, Barbara a toujours été odieuse avec moi. Elle aimait bien me punir en renversant la caisse de jouets de ma chambre pour me forcer à ranger. Comme ça, d’un coup, parce qu’elle trouvait ça amusant. Elle attendait de moi que je sois une super bonne élève, me forçant sans arrêt à essayer de lire et écrire, mes crises de larmes ne changeant rien. Elle me frappait souvent,  parfois plusieurs fois de suite avec ses chaussons, et après un chausse-pied. Je me retrouvai allongé au sol sans plus pouvoir bouger. Elle me traitait souvent de taré de gamine.

Les choses se sont mises à empirer lorsque Barbara demanda le divorce. Je devais avoir une douzaine d’années. PL , complètement sous emprise, refusait de partir, disant qu’il l’aimait toujours. Leurs disputes étaient d’une sauvagerie barbare, incapable de parler correctement comme des adultes, et surtout de réaliser que leurs histoires ne concernaient pas leurs enfants, et que nous étions malheureux. Barbara pointa même un jour un couteau sous la gorge de mon père. Propre du pervers, Barbara ne pensait de toute façon qu’à elle, et était persuadée que ce divorce allait lui permettre de gagner une somme d’argent colossale. Barbara était complètement malade avec l’argent. On lui avait mis en tête qu’elle était d’origine noble (ce qui était peut-être vrai), et avait des rêves de grandeur ou elle ne devait pas travailler et où tout le monde devait lui donner de l’argent. Son seul boulot fut d’avoir été repasseuse jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de moi et arrête tout. Elle se plaignait sans arrêt de ne pas avoir assez d’argent, mais hors de question de trouver du travail ! Son excuse favorite ? Elle avait trop de problèmes de dos et était asthmatique. Pour le divorce donc, elle demanda une somme compensatoire irréaliste soi-disant parce que mon père lui avait pourri la vie…Quand elle ne réussi pas à obtenir ce qu’elle voulait, elle accusa le monde entier d’être contre elle.

PL partit 2 ans après la demande de divorce, et là encore, ce fut une galère incroyable. Il ne voulait pas nous prendre, ce qui fait que Barbara allait aux flics se plaindre, PL qui allait se plaindre après, moi qui devais faire le pigeon voyageur pour leur transmettre des messages de haine…C’est avec le divorce que Barbara changea de victime, je n’étais plus la cible principale, désormais c’était mon père. Quand elle faisait ses crises, elle les faisait dans l’appart en ne s’adressant à personne en particulier, mais ce flot de haine nous touchait tous. Elle avait une façon de parler de mes grands-parents paternels et de la famille de mon père en général de façon cruelle et perverse : « Les enculés, les bâtards… » Elle avait des fantasmes de meurtre, disait vouloir acheter un fusil et buter « tous les connards de la Meuse ». Comme quoi ils faisaient des partouzes, que mes oncles et tantes étaient tous issus de pères différents (tiens, ça ne ressemblerait pas à la famille de Barbara ce cas de figure ?), qu’ils n’avaient jamais rien fait pour nous (ils ont toujours aidé mes parents financièrement, ont payé leur mariage, et s’étaient beaucoup occupé de moi, mais ça elle ne l’admettait pas)…Cette sauvagerie m’a profondément marqué. Entendre parler de la sorte de mes grands-parents que j’aimais me rendait malade. L’une des phrases les plus cruelles fut celle-ci : « Vivement qu’ils crèvent comme ça j’irai chier sur leur tombe ».

J’ai voulu la tuer de nombreuses fois. Je ne supportais plus cette haine, et j’avais envie de l’étrangler, la pousser dans les escaliers. Ce qui m’en empêcha ? J’avais peur de la suite. Peur de finir en prison pour meurtre. De plus, elle n’écoutait rien, refusait de se remettre en question et était dans un délire de victime a qui tout le monde avait fait du mal, alors que c’est elle qui nous pourrissait la vie…

A suivre…

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