( 20 janvier, 2016 )

Introduction

Certains ont le malheur de croiser des individus pervers au cours de leur vie. D’autres viennent au monde pour être immédiatement jeté en pâture.

En ce jour de l’année 1991, naquit une petite fille qui ne demandait qu’à être aimé. Mais c’était bien trop demandé pour sa mère, atteinte de graves troubles psychologiques, et qui vit le nourrisson comme un bon moyen d’assouvir sa haine et sa colère. Dans mon histoire, cette mère toxique portera le nom de Barbara.

C’était la cadette de 11 enfants issus de 3 pères différents. Barbara ne connut pas le sien. Il partit vivre avec une autre femme peu de temps après sa naissance, et mourut l’année de ses 16 ans. Sa mère, malade, ne pouvait pas s’en occuper, et Barbara partit vivre avec une sœur de 22 ans son aînée. Selon ses propos, Barbara était maltraitée par ses frères et sœurs. Une de ses aînées l’aurait même initié à des rites sataniques. Qui plus est, Barbara connut beaucoup d’accidents et de maladies : elle fut renversée par une voiture, mise en quarantaine pour maladie grave, mordu par un chien…Lorsqu’elle rencontra mon futur père, PL, elle devait avoir 19 ans. Le père de PL fut le premier à remarquer que quelque chose clochait chez la jeune femme, qu’elle avait un comportement bizarre et asocial. Il remarqua vite que c’était une femme méchante, qui détestait tout le monde. Elle s’enfermait dans la chambre lors des repas de famille, critiquait tout, n’aidait pas à faire le ménage et préférait rester devant des dessins animés…Mais son fils était déjà sous emprise et n’écouta rien.

A ma naissance, Barbara me rejeta. Elle voulait désespérément un garçon. Elle se voyait elle-même dans cette fille. Reflet de son vide intérieur, de son incapacité à aimer, de la haine qu’elle avait contre elle-même. Elle me maltraita dès les premières années de ma vie, me balançant des chaussons dans la figure alors que je savais à peine marcher, ne me donnait parfois pas à manger, me faisait faire des tâches qu’un enfant ne devait pas faire. Un jour, Barbara invita des gens à manger chez nous, et ceux-ci furent choqués de voir Barbara donner des ordres à sa fillette de 4 ans à peine pour qu’elle fasse le ménage. Ils ne revinrent jamais. Devant de tels comportements, mes grands-parents qui n’habitaient pas loin me prirent sous leur aile. J’allais régulièrement chez eux : le soir, pendant les vacances scolaires et les week-ends. J’allais aussi régulièrement un oncle paternel qui habitait dans un bâtiment voisin avec sa femme et son fils. Heureusement que mon père avait des frères et sœurs, c’est grâce à eux et mes cousins que j’ai pu découvrir un environnement moins toxique et être bien traité. En dehors de ma famille côté paternel, l’autre chose qui me sauva la vie fut mon imagination débordante, grâce notamment aux  jeux-vidéo. PL acheta pour mes 5 ans la NES de Nintendo, et je fus captivée. J’ai pu vivre des aventures et m’inventer des mondes loin de la réalité. 

A suivre…

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